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La médaille dite "à la patte de sanglier" constitue un autre volet du mystère du dupondius Nîmois au crocodile. Ce numéraire était tellement chargé de sens, porteur de tant de messages, de symboles et peut-être de fantasmes, qu’on lui a donné, à l’époque, une vraie dimension mystique et même religieuse, en le transformant en un objet de culte à vocation votive. C'est du moins la thèse d'Alain Veyrac (Le symbolisme de l'as de Nîmes au crocodile, éditions Mergoil, 1998) La présente médaille "à la patte de sanglier" n’est donc pas une monnaie.
LE MODÈLE PRÉSENTÉ CI-DESSOUS EST PRÉSENT À TITRE D'ILLUSTRATION, MAIS C'EST UN FAUX MOULÉ DE FABRICATION RÉCENTE. On retrouve régulièrement en vente des exemplaires de ce moulage maladroitement patiné présentés parfois comme des Padouans (?) en particulier sur Ebay. À acheter en connaissance de cause... au prix d'un décapsuleur même pas pratique ! Un autre faux est évoqué sur ce site. |
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MÉDAILLE
"À LA PATTE
DE SANGLIER"
Moulage moderne
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Officiellement, les travaux d’aménagement réalisés au XVIIIe siècle autour du réseau hydraulique gallo-romain de Nîmes auraient mis à jour les premiers exemplaires connus de cette curieuse médaille de bronze reprenant parfaitement les motifs de l’avers et du revers du dupondius au crocodile...mais prolongé par une patte d’animal, formant ainsi un cuissot.
Seuls 12 exemplaires seraient reconnus authentiques (en principe !), c’est à dire contemporains des dupondii au crocodile. Il reprennent les coins des 4 types essentiels de la monnaie au crocodile, ce qui tend à démontrer la pérénnité, donc l’importance, d’une tradition qui s’est prolongée au moins quelques dizaines d’années.
On peut alors légitimement se demander pourquoi, bizarrement, aucun exemplaire n'a été retrouvé depuis le XIXe siècle, malgré les nombreuses trouvailles de toute nature dues aux détecteurs de métaux.
Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l’utilisation et à la signification de la médaille à la patte.
Elle aurait été utilisée à la fois comme amulette, c’est à dire porte bonheur, et comme objet d’offrande se substituant à un sacrifice animal. C'est une interprétation possible, mais il pourrait alors s'agir d'un usage très limité, peut-être même circonscrit à une famille ? Hippolyte Bazin (Nîmes Gallo-Romain, 1892), recence 12 exemplaires de la médaille au pied de sanglier et cite les musées qui les abritent. Il nous rappelle aussi le contexte de l'époque à Nîmes : la population, très diversifiée, s'adonnait à des cultes tout aussi diversifiés. Certains honnoraient les dieux du Panthéon Romain, d'autres honnoraient les dieux Celtiques ou des dieux orientaux. La plupart du temps aussi s'exerçait un mélange plus ou moins clair de tous ces cultes. Il est cependant très étrange que l'on retrouve des médailles "à la patte de sanglier" des 4 types, sachant qu'entre les frappes des 4 types de dupondius de Nîmes se sont écoulés environ 40 ans : tout ça pour n'en récupérer qu'une douzaine dans des circonstances mal définies. L'authenticité de ces médailles peut légitimement être mise en doute, d'autant que leur étude n'a pas été approfondie récemment, par exemple en procédant à une analyse avec des moyens modernes de l'âge de l'alliage utilisé. |
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