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| TYPE II - page 5 |
T.II-11-
AUGUSTE et AGRIPPA
Vers 27 av. J.-C.
Semis de Nîmes (Gaule)
frappé pour commémorer
la victoire dActium
IMP DIVI F
Référence au divin César.
COL NEM
COLonia NEMausus
(province de Nîmes)
Crocodile au pied d'une palme.
Poids : 8,03 g. Diamètre 21 mm |
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Semis de Nîmes au crocodile
Têtes adossées dAuguste (à droite) et Agrippa (à gauche).
Semis très rare et particulièrement beau. Ce petit module, guère plus grand qu’un denier, est pourtant assez lourd pour son diamètre car de flan épais : plus de 2 mm. par endroits. Cette monnaie a été frappée sur un flan obtenu à l'emporte pièce. Le crocodile, très caricaturé avec sa bosse crânienne, ses dents exagérées et ses pattes d’insecte, présente un fort relief. Il s’agit bien sûr d’une frappe gauloise. On distingue un trait légèrement marqué entre les portraits, caractéristique des monnaies que l’on se préparait à couper en deux pour diviser leur valeur par deux. Ce bronze a échappé à cette amputation et nous est parvenu ainsi sans trop subir les outrages du temps.
Jolie patine marron clair. On ne connaît pas de semis de Nîmes de frappe officielle. Ceux-ci étaient destinés à une circulation locale et étaient tolérés comme tels par les autorités, tant la petite monnaie divisionnaire manquait. |
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T.II-12-
AUGUSTE et AGRIPPA
Vers 27 av. J.-C.
Semis de Nîmes (Gaule)
frappé pour commémorer
la victoire dActium
IMP DIVI F
Référence au divin César.
COL NEM
COLonia NEMausus
(province de Nîmes)
Crocodile au pied d'une palme.
Poids : 6,60 g. Diamètre 23 mm |
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Le style de cette imitation gauloise ressemble beaucoup à celui de la monnaie précédente (T.II-10). Un exemplaire rare et intéressant. Le flan a été obtenu également à l'emporte-pièce et non coulé.
Semis de Nîmes au crocodile. Les Gaulois de Nemausus se sont appropriés le thème de l'as de Nîmes au crocodile et ont fabriqué, en marge des frappes officielles, une monnaie typiquement gauloise qui ne s'embarrasse guère des codes esthétiques Gréco-romains. Du moins à une période où les administrateurs romains toléraient la circulation des monnaies gauloises locales de petites valeurs. C'est à dire, en ce qui concerne le bronze au crocodile, les toutes premières années de "l'âge d'Or" qui a suivi la victoire d'Actium (31 av. J.-C.), le temps que l'Empereur Auguste entreprenne une réforme monétaire visant à harmoniser les monnayages d'un Empire qu'il dirige désormais sans partage. En attendant, les Gaulois de Nemausus ont continué à fabriquer pendant encore quelques années un monnayage de petite valeur à vocation locale, librement et suivant leurs besoins, comme ils le faisaient depuis une cinquantaine d'années (depuis la production des petits bronzes des Volques Arécomiques). Imiter le monnayage au crocodile devait aller de soi : la monnaie était extrêmement originale et populaire. Elle renouvelait les thèmes anciens et se prêtait même à la caricature en apportant une touche d'exotisme qui devait flatter l'imaginaire. Pourtant les Gaulois ont respecté les éléments en présence sur les frappes officielles. Ils n'ont rien ajouté, ni rien enlevé, mais seulement interprété leur modèle : pas d'ajouts d'annelets, de rouelle, de volutes et autres éléments caractéristiques sur le monnayage Gaulois de la Gaule du Centre et du Nord. Tout juste peut-il manquer parfois la chaîne qui relie le crocodile à la palme. Historiquement, les Gaulois de Nemausus, les Volques Arécomiques, ont toujours gravé leurs monnaies en s'inspirant de près de celles émises par Massalia, leur puissant voisin. Ils ont donc puisé leurs thèmes dans la tradition Gréco-romaine plus que dans celle de la "Gaule chevelue" (nom que donnaient les Romains aux tribus gauloises qui échappaient jusqu'alors à l'influence de Rome). |
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