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| TYPE I - page 2 |
T.I-3- AUGUSTE et AGRIPPA
A partir de 28/27 av. JC.
Dupondius de Nîmes (Gaule)
frappé pour commémorer
la victoire dActium
IMP DIVI F
Référence au divin César.
COL NEM
COLonia NEMausus
(province de Nîmes)
Crocodile enchaîné à une palme.
Première émission
TTB+ : Poids : 18,06 g.
Diam : 27/27,5 mm. |
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| Un superbe exemplaire très représentatif du type 1, de très beau style. L'avers est frappé du même coin que la monnaie T1-2 page précédente. Merci à A.C. pour le prêt de cette photo. |
Les toutes premières frappes de la monnaie au crocodile de Nîmes étaient d'un poids relativement lourd qui a très rapidement diminué. Un autre élément nous amène à bien différencier ces toutes premières frappes avec Auguste tête nue des suivantes : elles étaient d'un style particulièrement élégant (inspiré des modules de Vienne, Lyon et Orange), qui s'est rapidement dégradé. Hypothèse : le lancement de ce monnayage de Nîmes a été assuré par les mêmes graveurs de grand talent, habituellement utilisés pour la gravure des monnayages d'argent et d'or. Des artistes probablement venus de Rome, voire des artistes grecs, auxquels Rome avait recours pour leur savoir-faire. Ces graveurs ont rapidement passé la main à des graveurs locaux moins talentueux pour pérenniser le thème au crocodile. Par parenthèse, les frappes de Lyon, Vienne et Orange ont été produites sur une courte durée. Les coins s'usant très vite, il était besoin de former rapidement d'autres graveurs sur place à Nîmes. N'oublions pas que les monnaies de bronze étaient de peu de valeur et étaient considérées comme de la "petite monnaie", qui ne servait que peu ou pas aux grands échanges commerciaux entre régions de l'Empire. À tel point que le pouvoir, qui n'était pas en mesure d'assurer ces frappes locales suffisamment, tolérait à cette époque la circulation de bronzes gaulois frappés localement, dans des officines plus ou moins légales. Les effigies étaient parfois assez élémentaires (imitations). En résumé, les toutes premières frappes du dupondius au crocodile, de poids lourd auxquelles on associe un style de gravure élégant, ont été si rapidement supplantées par des frappes sur de plus petits modules (peut-être des as), au style moins académique, que les anciens numismates des 19e/début du 20e siècles qui nous servent de références, n'ont pas vraiment différenciés les modules des premières frappes, en considérant que tous les "as de Nîmes" montrant Auguste tête nue étaient de type I. Tout juste certains concèdent-ils les modules lourds comme une variante, au même titre qu'Agrippa barbu. Ce qui apparaît un peu juste, si on y associe une qualité de style vraiment marquée. Ces différences évidentes de poids et de styles associées, scindent clairement en deux le type I reconnu par les anciens numismates (qui reconnaissent au total 3 types et non les 4 qui semblent aujourd'hui de ce fait admis par la plupart). Il est probable que cet affinage résulte en grande partie de l'accès facile à de nombreuses images publiées sur les catalogues de ventes et sur internet, qui nous permet d'étudier beaucoup d'exemplaires, de croiser les données rapidement et d'échanger nos points de vues et expériences. À quoi s'ajoutent de nombreuses trouvailles dues aux prospecteurs amateurs, munis de détecteurs de métaux devenus performants, quoi que l'on pense de leur légitimité. |
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T.I-4 - AUGUSTE et AGRIPPA
À partir de 28/27 av. J.-C. Dupondius de Nîmes (Gaule)
Dupondius de Nîmes (Gaule) frappé pour commémorer la victoire d’Actium (2 septembre 31 av. J.-C.).
IMP DIVI F Référence au divin César.
COL. NEM - COLonia NEMausus (province de Nîmes). Crocodile enchaîné à une palme.
Poids : 14,6 g. Diamètre : 28 mm.
Un très beau portrait d'Agrippa barbu sur cet exemplaire frappé sur flan large et dont les motifs sont complets et bien centrés sur les deux faces. |
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T.I-5 - AUGUSTE et AGRIPPA
À partir de 28/27 av. J.-C. Dupondius de Nîmes (Gaule)
Dupondius de Nîmes (Gaule) frappé pour commémorer la victoire d’Actium (2 septembre 31 av. J.-C.).
IMP DIVI F Référence au divin César.
COL. NEM - COLonia NEMausus (province de Nîmes). Crocodile enchaîné à une palme.
Poids : 14,04 g. Diamètre : 28 mm.
Têtes adossées d’Auguste (à droite) et Agrippa (à gauche). Les portraits, de beau style classique, sont juvéniles et les têtes relativement petites. Le style des 2 faces est conforme aux premières frappes du monnayage de Nîmes au crocodile. La monnaie est frappée sur un flan large. À l'avers, on distingue 2 particularités que l'on retrouve parfois sur les frappes du type II : un point de centrage situé entre les 2 portraits et un pointillé qui suit la courbe des crânes. On parle alors d'un cimier, mais ce terme convenu n'explique pas la signification de ce pointillé. Peut-être une commodité pour indiquer le départ du travail de gravure en pratiquant un tracé discret (en pointillé) afin de positionner le départ du travail du graveur ? L'explication qui consiste à comparer ces pointillés au cimier des casques (d'où traditionnellement le terme monnaie au cimier) et qui s'est installée dans les habitudes numismatiques n'est absolument pas convaincante et pour tout dire paraît sans rapport avec l'utilité quelconque de représenter un casque et du sens à donner à cette démarche. Il pourrait aussi s'agir d'une sorte de rayonnement divin représenté ainsi, dans le même esprit que, plus tard, les auréoles des Saints chrétiens.
Agrippa est ici barbu, conformément aux frappes de type I et aux premières frappes du type II. Sous la patine, le métal jaune fait apparaître sa nature : c'est de l'orichalque (laiton = cuivre jaune + zinc). Une belle monnaie de style originel avant la dégénérescence du style et la diminution des poids qui suivront rapidement. Par le fait, une monnaie rare. |
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